Le 19, avant
d’être le numéro du fameux covid qui circule actuellement, c’est en mars, le
jour de la fête de Saint Joseph. Comment St Joseph aurait-il vécu cette période
si particulière que nous vivons en ce moment ?
Il n’aurait pas
cessé de bâtir car Saint Joseph est un bâtisseur, les biblistes nous disent en
effet qu’il n’était pas seulement charpentier mais un bâtisseur.
Sa plus belle
œuvre reste le foyer qu’il a fondé et qu’il a bâti chaque jour, dans les jours
de joies mais aussi dans les jours sombres. Joseph, dans l’évangile
d’aujourd’hui, se trouve aussi dans une situation inconfortable, il est confiné
dans un cas de conscience.
Par la force des
choses, aujourd’hui, nous nous trouvons confinés parfois dans de petites
habitations. Ce temps de confinement nous permet peut-être de redécouvrir
certaines qualités de ceux qui vivent à nos côtés et que nous avions oubliées.
Mais c’est aussi un temps inconfortable, où oppressés par nos soucis, nous ne
remarquons plus que les défauts de nos compagnons d’infortune. Prenons donc
exemple sur St Joseph.
Marie lui a
annoncé qu’elle était enceinte de l’ES, il doit donc trouver une solution.
Joseph ne doute pas de Marie, mais pour protéger Marie, il décide de la
répudier en secret. Cette décision n’a pas dû être simple à prendre, mais
humainement c’était la meilleure, et Joseph a su la prendre parce que
« c’était un homme juste ».
Joseph est juste
parce qu’il est ajusté à Dieu, il bâtit sa vie sur le roc de la prière, et sa
prière lui donne un discernement clair. Il est juste aussi car il sait se
laisser déplacer dans ses projets, quand il se réveille, il reconnaît que sa
décision était terriblement humaine et manquait de la lumière de Dieu, il
décide alors résolument de changer et d’accueillir Marie.
La nuit de Joseph
a été éclairée par sa vie de prière. La nuit de notre confinement, de notre
isolement peut aussi être éclairée par une vie plus intense de prière. La nuit
de nos souffrances et de nos doutes peut être illuminée par la présence de Dieu,
« ne crains pas » dit l’ange à Joseph. Ce « ne crains pas »
résonne à nouveau pour nous aujourd’hui comme une invitation à s’abandonner
dans la confiance comme Joseph entre les mains de Dieu. Dieu reste présent avec
nous, y compris quand nous sommes privés des sacrements. Dieu n’est pas confiné !
Il peut dispenser sa grâce en tous lieux, y compris dans nos ténèbres, comme le
dit le Ps 15 « je bénis le Seigneur qui me conseille, même la nuit mon
cœur m’avertit, je garde le Seigneur devant moi sans relâche, il est à ma
droite, je suis inébranlable ».
N’ayons pas peur
de refonder nos vies sur la prière, en déposant toutes nos inquiétudes dans les
mains de Dieu, en confiant tous ceux que nous aimons et qui sont malades dans
les mains de Dieu, en confiant nos défunts à la miséricorde de Dieu. Le virus
passera, pas la fidélité de Dieu. Saint Joseph en est témoin, il le redit avec
le psalmiste « C'est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus
stable que les cieux ». Gardons confiance avec St Joseph !
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